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| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 48 | | |||
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Les actions de Greenpeace ont portées leurs fruits ! Rapellez vous : Au mois de Mars dans le port de Sète ( Chichois N° 34 ) La semaine dernière a été riche en rebondissements avec l'épisode " Greenpeace ". Un grumier " L'Agia Irène ", battant pavillon Saint Vincent - Grenadines, transportant du bois en provenance du Libéria, a été arraisonné en pleine mer par le " Raimbow warrior II appartenant à l'organisation écologiste internationale Greenpeace et battant pavillon néozélandais. Lundi 25 février à 6h du matin, des activistes s'attachaient à l'ancre du grumier, bariolant des grumes en rouge, " couleur de la honte " selon eux, et peignant la phrase: " la France détruit les forêts anciennes ".
Montpellier s'engage en faveur d'une gestion durable des forêts tropicales. Les revendications menées, entre autres, dans le port de Sète par l'association Greenpeace et leurs sympatisants ont été traduites par le conseil municipal de Montpellier en termes concrets. Le 25 septembre 2002, le conseil municipal de la ville de Montpellier a décidé à l'unanimité, de privilégier l'utilisation de bois de proximité pour les besoins de la ville et d'éviter l'achat de bois tropicaux provenant de forêts gérées non durablement.
Cette décision est le résultat d'un long travail de lobbying du groupe local de Greenpeace Montpellier auprès de sa mairie . Après trois rendez-vous avec M. Roumegas et neuf mois d'attente, les militants ont enfin obtenu satisfaction. De grandes villes comme Paris, Lyon, Lille ou Poitiers s'étaient, quand à elles, engagées dans cette voie il y a déjà plusieurs mois. Montpellier tardait à manifester son intérêt pour la sauvegarde des dernières forêts anciennes. C'est pourquoi l'annonce de l'engagement de la mairie de Montpellier a d'autant plus réjouit les militants du groupe local de Greenpeace. L'engagement entériné hier soir comporte 4 articles: - Le premier oblige la ville de Montpellier à demander à ses fournisseurs un certificat mentionnant l'essence du bois ainsi que la localisation précise de la forêt d'origine. - Le second interdit à la ville d'utiliser toute essence de bois menacée recensée en annexe I II et III de la CITES. - Le troisième interdit à la ville d'utiliser du bois tropical qui ne serait pas certifié par le FSC Forest StewardShip Council qui garantit une gestion durable des forêts tropicales. - Le dernier rappelle à la ville de Montpellier son devoir d'informer les citoyens sur la nécessité absolue de protéger les forêts tropicales et sur leur responsabilité à cet égard. Elle doit notamment informer les maîtres d'œuvres lors de la délivrance du permis de construire. Greenpeace félicite la ville de Montpellier pour cette avancée en faveur de la protection des forêts tropicales qui constituent un patrimoine mondial particulièrement fragile et néanmoins essentiel pour l'équilibre de la planète. François Catzeflis, responsable forêt pour Greenpeace Montpellier (04.67.14.34.01) _______________________________________
le résumé du Conseil Municipal de la Ville de Montpellier du 24 Sept 2002 : Accepté à l’unanimité . Voeu relatif à l'utilisation de bois tropicaux par la Ville de Montpellier. - Vu la loi n° 98-172 du 17 juin 1998 autorisant l'approbation de l'Accord international sur les bois tropicaux de 1994, - Vu la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et ses annexes I, II et III, - Vu la liste rouge des espèces menacées recensées par l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La Ville de Montpellier, - Considérant que les forêts tropicales constituent un patrimoine mondial particulièrement fragile et néanmoins essentiel pour l'équilibre de la planète ; - Considérant que l'exploitation forestière industrielle sans garanties de respect de l'environnement et des populations n'est pas viable, qu'elle entraîne la perte irréversible d'espèces animales et végétales et aggrave le phénomène de changement climatique ; - Considérant que l'Accord international sur les bois tropicaux précité institue dans son article 1d l'objectif 2000 visant à ce que "d'ici l'an 2000, les exportations de bois et de produits dérivés de bois tropicaux proviennent de sources gérées de façon durable" ; - Considérant que les collectivités territoriales consomment du bois pour l'aménagement des édifices publics, le mobilier urbain et d'autres produits dérivés, elles peuvent contribuer à la transparence de la filière bois et à la gestion durable des forêts en recueillant des informations précises et des garanties lors de l'achat ou de la commande de bois ou de produits dérivés. En conséquence, il convient de privilégier l'utilisation de bois de proximité et d'éviter l'utilisation de bois tropicaux provenant de forêts gérées non durablement. Emet le voeu suivant :
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