| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 47 | |
|
||||||||||||
| *
|
|
Des gens ont tout perdu. Toute une vie de travail emportée par les flots. Malgré tout, ils savent rester dignes, pleins de pudeur. Simultanément, face aux occupants de ces locaux sinistrés, blessés ou endeuillés pour certains, la TV a montré des sans papiers, des clandestins… bien vêtus, rassemblés pour réclamer haut et fort un logement et de… l'argent. Lequel ? Celui de ceux qui travaillent, celui de ceux qui ne perçoivent même pas le Smic, celui de ceux qui servirait à remédier à notre propre misère, à aider les sinistrés de toutes catastrophes sur notre sol. Les associations qui ont obligé ces sans papiers à gueuler dans la rue auraient été plus avisées de les les inviter à aller aider les sinistrés sur le terrain. Pour un temps, ils bénéficié du couvert et du " gîte ". Pour mémoire, les inondations ont toujours existé. Avant, comme disent les anciens, les terrains inondables étaient vides de toutes constructions. Mais, la population augmentant, les taxes foncière, d'habitation, professionnelle rapportant des subsides aux communes, on a construit à tout va, pas toujours là où il fallait. Rentabilité oblige ! Santé : Le nouveau gouvernement a augmenté les honoraires des médecins. Normal : ils étaient au même tarif depuis des lustres. Mais réclamer de l'argent, se plaindre d'une baisse de pouvoir d'achat alors que ces professionnels côtoient la misère au quotidien, soignent des patients qui n'ont peut-être pas mangé de viande depuis… des lustres. Il faut oser. A l'instar d'autres professions " nanties ", il ont osé ! Malheureusement, ces augmentations sont payées par la Sécu. Et la Sécu, c'est… le patient lambda dont les moins fortunés font partie. Pour boucher le trou légendaire (accroissement de la longévité, droit à la santé gratuite pour d'autres…), le ministre de la santé a donc envisagé de dérembourser des médicaments tels veinotoniques ou sirops contre la toux. Comme c'est agréable, monsieur le ministre d'avoir mal aux jambes, de tellement tousser qu'on a l'impression d'avoir les poumons en feu. Il faut reconnaître que certains prescripteurs et usagers abusent : aller chez son médecin pour se faire prescrire du doliprane, faire déplacer l'infirmier pour une prise de sang ou le docteur pour renouveler une ordonnance alors que ces pseudo malades courent comme des lapins. Ne parlons pas de ceux qui se mettent en maladie pour convenance, etc. Regardons si, de ce côté là, il n'y aurait pas quelques économies à réaliser ? In fine, ce sont les gens vraiment malades qui vont pâtir de ces mesures. Education : Les enseignants ont en marre de se faire insulter, voire tabasser par les élèves quand ce n'est pas par les parents. Oh combien ils ont raison. Par contre, ils déclarent ne pas vouloir faire la police (NDLR : personne ne le leur a demandé d'ailleurs) et s'insurgent contre les mesures " Sarkozy ". Par contre, en cas de problème, ils souhaitent vivement que la police accoure. Logique… Le saviez-vous ? Notre confrère Le Figaro fait état de la " bergerie " de François Mitterrand à Latché. Trente à cinquante gendarmes mobiles avaient pour mission de garder la propriété de ce président de la République décédé le 8 janvier 1996. Un député de l'autre bout de la France, puisque du Pas de Calais, avait demandé le coût de cette garde statique. Le 15 mars 2001, Alain Richard, alors ministre, déclarait avoir réduit les effectifs de 26 à 18, soit 7 mois plus tard que la question posée par le député. Pas de quoi paniquer : le coût de cette garde a coûté à l'Etat (donc aux contribuables) la bagatelle de 1,294 912 Euros (près de 8,5 MF), en 2000, près de 855 000 Euros (près de 6,6 MF) en 2001 et 6,6 millions d'Euros de 1996 à 2001. Enfin, le 12 août dernier, notre ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, aurait mis fin à cette pratique quelque peu dispendieuse
Katy GOSSELIN |
|||||||||||
|
|
|||||||||||||
| |