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    Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 44 |

 

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29 / 07 / 2002

Port de sète : 100 kg de résine de cannabis saisis par les Douanes Le 17juilet dernier, le flair des douaniers sétois a payé.

Surveillant comme d'habitude, les débarquements et embarquements du navire assurant la liaison Tanger - Sète - Tanger, le Salamis star, en l'occurrence, ces fonctionnaires ont repéré un fourgon C 25 Citroën suspect qui désirait sortir du bateau. La brigade de contrôle et de surveillance des Douanes a ainsi saisi 100 kg de résine de cannabis destinée à l'approvisionnement du marché parisien. La drogue était dissimulée dans les creux naturels du véhicule immatriculé en France, conduit par un Portugais résidant en Allemagne et transportant des poteries, des tabourets et des pieds de lampe marocains. Les douaniers ont également confisqué le C 25 et les objets artisanaux qui étaient là pour masquer le " shit ". A l'issue de la procédure douanière et après 24 h de garde à vue, le Portugais a été remis au Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Déféré au Parquet le 19 juillet, il est écroué à la Maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.

Les pompiers aiment les chats ! A quelques mètres du centre ville, une rue, un immeuble et des containers à ordures dans ladite rue. Rien de bien extraordinaire. Mais… le 14 juillet dernier, une dame sort de l'immeuble dans la rue sus nommée vers 8h45. Au passage, elle se déleste de son sac poubelle dans les containers. Elle remarque alors deux jambes sortant un matelas enroulé, déposé là avec l'armature d'un canapé en plein milieu du trottoir. Elle a pensé à un SDF qui finissait sa nuit. Rentrant chez elle, vers 14h, elle revoit les deux jambes sortant toujours du matelas. Intriguée, elle a, naïvement, appelé les pompiers où il lui a été répondu : " Et bien madame, allez voir si cette personne n'est pas morte. Sinon, stimulez là ! ".

Sur cette injonction, aidée d'un voisin, la dame a donc déroulé le matelas, découvrant un homme hagard, grelottant de froid mais " vivant " malgré le manque de nourriture depuis 2 jours et une nuit et une bonne partie de la journée où il faisait plutôt frisquet. Visiblement, l'homme n'était pas un habitué du bitume. En fait, il s'agissait d'un Marocain, démuni de papiers d'identité, d'autorisation de séjour et d'argent. Il a expliqué qu'il avait raté le Salami star (liaison Tanger - Sète) sur lequel il était barman. Re-appelant les pompiers, on demanda cette fois : " Saigne-t-il ? Non, alors on ne peut pas intervenir, appelez le 15 ! " (NDRL : Service d'aide médicale d'urgence/Samu). La personne a alors expliqué au ressortissant marocain - qui entre temps mangeait grâce à l'Hôtel social et au voisin, au chaud dans un pull offert - qu'elle allait le conduire, pour son bien, au commissariat de police. Là, la situation s'est débloquée. La Police aux frontières (Paf) a communiqué l'adresse d'une association d'aide aux marins. Ainsi, l'homme a pu dormir dans un hôtel avant repartir au Maroc, le lendemain.

Mais, dans ce laps de temps, que faisaient les pompiers ? Ils intervenaient dans l'immeuble et de la rue même de la personne qui assisté le Marin pour… secourir un chat qui avait sauté de son 2e étage au 1er, espérant bouffer des canaris en cage. Nous pouvons attester que l'animal, ni blessé, encore moins sanguinolent, ni en danger de mort et qui avait de quoi s'abriter, était en bien meilleure forme que l'homme au " matelas ". Nullement, il ne s'agissait d'une urgence vitale. De plus, les maîtres du matou savaient que chaque jour, quelqu'un venait nourrir les oiseaux en l'absence de leurs propriétaires. Au pire, le chat aurait passé une nuit dans la cour intérieure de l'immeuble avec la possibilité de lui descendre, à l'aide d'une ficelle, un panier rempli de nourriture et d'eau. Au mieux, ses maîtres auraient pu se procurer une échelle pour récupérer eux-mêmes leur animal. Que dire aussi de pompiers qui débarquent avec le gros camion rempli d'eau pour, avec la lance incendie, nettoyer la façade de leur maison et le morceau de trottoir qui passe devant. C'est vrai, c'est aussi bien, peut-être même mieux qu'un " karscher " mais moins cher… pour les propriétaires.

Katy GOSSELIN