| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 43 | |
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Attention, cet article nuira dangereusement au mental des adeptes des sectes " Politiquement correct " et "Pensée unique ". A l'instar de tout l'Hexagone, des faits divers ont émaillé l'Ile singulière début juillet. Pourtant, deux ont de quoi interpeller: Un as de la cambriole libre après un flag ! Un Croate, faisant l'objet d'une interdiction de 8 ans sur le territoire français (prononcée il y a 2 ans ! ! !) a été pris en flagrant délit de vol dans des appartements, en l'absence des propriétaires. Nanti de bijoux et de numéraire, les policiers sétois l'ont placé en garde à vue et prévenu le procureur de la République de Montpellier. Qu'arriva-t-il ? Rien ! Le magistrat a demandé la libération de l'homme, muni, toutefois, d'une convocation en justice mais… pas dans l'immédiat !. L'homme fut donc relâché immédiatement, prêt à recommencer ses larcins -il faut bien vivre - tandis que des idiots triment comme des fous pour joindre les deux bouts. Quant à la comparution en justice, c'est bien mais, quand on sait que ce monsieur est " sans domicile fixe ", on peut se demander comment la justice, via le commissariat, va lui faire parvenir ladite convocation ? Pour lui donc, impunité totale ! Chouchous et beignets. M'sieurs dames ! Pas cher du tout. 1,50 Euros seulement ! Le 2e fait divers met en cause un Marocain résidant à Sète et son frère naturalisé Français et résidant à Montauban, âgés de 41 et 43 ans. Dans le cadre des contrôles estivaux, une opération a été menée, le 18 juillet dernier, conjointement par les services vétérinaires, les Impôts et la police nationale de Sète. A 11h45, à quelques pas du centre ville, à un pas de l'avenue du Maréchal Juin, avenue entre autre de l'Hôtel des Impôts, les fonctionnaires ont découvert une fabrique de beignets artisanale. Il ne devrait y avoir que les adeptes du bon vieux temps et à la recherche de leurs racines pour se réjouir d'un tel spectacle. Pour sûr, c'était du fait maison, plus exactement du fait gourbis !
Ainsi, les fonctionnaires se sont " enquillés " dans une baraque de 24 m2 faite de quelques parpaings et de planches de bois, style box de chevaux et démunie d'eau. Les planches et les tuiles du toit, disjointes, assuraient la ventilation du local. Sur le sol en terre battue, s'étalaient un tas de gamelles, des chaises, des galetas, des effets personnels puisque, été (rimant avec surcroît de travail), oblige, les frères dormaient dans leur " laboratoire ". Au mi lieu de tout cela, un réchaud relié à une bonbonne de gaz supportait une bassine (consolidée par des morceaux de carrelage) remplie d'huile bouillante pour cuire la pâte. Laquelle était travaillée dans une grande poubelle du plus joli bleu avant d'être étalée sur des portes de placard posées sur des tréteaux ou des piles de pneus. Dans une autre gamelle, contenant quelques 2 cm de hauteur d'eau, " trampouillait " - par mesure d'hygiène - la seringue destinée à fourrer les chouchous de crème de chocolat ou de compote de pommes. Et pour égoutter les beignets ? Aucun problème : une palette recouverte d'un couvercle de gazinière, muni d'une grille de réfrigérateur réhaussée par des cales de bois d'un côté. Ainsi, ce pan incliné facilitait l'écoulement du trop plein d'huile frite. Côté matière première, non périmée, rien à dire ou presque : 19 kg de farine cohabitaient avec des bidons d'huile et du sucre semoule à l'abri, lui, sous les " tables ". Fichu en vrac dans des cagettes en carton, les beignets étaient carrément et prestement sucrés par un savant va et vient de mains dans ce tas blanc ! On passera sous silence la propreté et notamment celle du sol. Ainsi, de 10h à 12h, les deux frères, clope entre les lèvres, vêtu d'un short et d'un T-shirt pas tout à fait de la 1ere fraîcheur, s'activaient ainsi pour, l'après-midi, vendre leurs " gâteries " à la criée sur les plages sétoises. Le 18 juillet, ils devaient se rendre sur celle des Aresquiers à Frontignan ! Et, ce n'était pas la 1ere année que les individus, démunis bien sûr de toutes autorisations et inscription au registre du Commerce, avaient pignon sur chemin. Ce bric à brac et la mine des pâtissiers - qui ne trouvaient, là, rien d'anormal ! - a laissé les fonctionnaires pantois. Toutefois, après les sommations des services vétérinaires, le matériel a été détruit et, après, l'identification des nombreuses infractions au Code de la Santé publique, les deux hommes seront traduits en justice. L'art d'arrondir ses fins de mois A l'heure où des normes d'hygiène drastiques sont exigées pour les entreprises agro-alimentaires, les boulangeries, les pâtisseries, les marchés, où les fromage au lait cru et la chaîne du froid sont sous haute surveillance, voire où le pis des vaches doit être lavé avant la traite, etc, etc, on se demande comment de telles choses peuvent fonctionner pratiquement au vu et au su de tout le monde. Et que dire des parents qui, enclins à critiquer les restaurants scolaires de leurs enfants, lesquels renâclent car la nourriture n'est pas à leur goût, puissent, sur les plages, leur acheter ses saloperies pour calmer une petite faim ou un gros caprice. En fait, au pays de France, remplie de plus de gogos qu'on ne croit, on marche tout simplement sur la tête. On emmerde le petit paysan du coin parce que la boîte de ses fromages vendus sur le marché est dénuée de couvercle alors que ces personnes s'en tireront avec pratiquement aucune punition. Quant aux 676 Euros (près de 4 500 F) que les pâtissiers avaient en poche - fruit d'un travail au noir s'apparentant à l'économie souterraine - les fonctionnaires les leur ont laissés. Toutes ces personnes, travaillant au minimum 60 jours (juillet et août) doivent bien se faire dans les 4 500 Euros (30 000 F) d'argent de poche… minimum, n'ayant aucune charge à payer. De qui faire bondir, notamment, les restaurateurs des bords de plage. Allons, gens honnêtes, arrêtons de nous masturber les neurones pour comprendre comment, avec un simple RMI, agrémenté d'aides diverses de la Caf (pour EDF notamment, pour l'achat d' appareils ménagers, haut de gamme, s'entend, à condition, toutefois, d'avoir des enfants à charge. Sinon, tant pis !), manger aux Restos du cœur notamment et… rouler en superbes Mercedès, BMW, Scénic et autre Mégane. Euréka ! C'est le résultat d'une économie souterraine qui ne passe pas seulement par le marché des armes, de la drogue ou la de prostitution. C'est à de demander si, en France, il est bien raisonnable de travailler honnêtement et de déclarer tous ses revenus. Alors, s'il vous plaît, messieurs le président de la République, le ministre de l'Intérieur, le ministre de l'Economie et des finances, le ministre du Budget, demandez à vos service fiscaux de davantage s'occuper des malhonnêtes et de plus menacer les gens de bonne foi qui s'ils pouvaient travailler au noir, se feraient immédiatement épingler) par un compte en banque bloqué, une menace de saisie des quelques meubles pauvres avec l'aide de la Police, bien sûr !, en cas d'impôts ou de redevance TV impayés mais, plutôt de chercher le pourquoi (chomage, divorce, maladie…). La précarité de la France d'en bas n'est pas toujours synonyme de malversation ou de refus de payer son dû. Katy GOSSELIN |
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