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    Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 42 |

 

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1/07/02

RETOUR SUR UNE ELECTION

Le verdict des urnes est tombé dimanche 16 juin à 22h30, pour le 2e tour des Législatives. La vague bleue a inondé l'Hexagone mais la 7e circonscription de l'Hérault (Agde, Balaruc les bains, Balaruc le Vieux, Bessan, Bouzigues, Frontignan, Gigean, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Poussan, Sète, Vias, Vic la Gardiole, Villeneuve- lès-Maguelone, Villeveyrac) a résisté à la déferlante. Les électeurs ont choisi de reconduire dans son mandat le député sortant François Liberti (PC, avec 42,03 %, 28 732 voix) devançant le maire François Commeinhes (Union pour la majorité présidentielle/UMP, 40,82 %, 27 904 voix) et Jean-Claude Martinez (Front national, 17,15 %, 11 725 voix). Sur cette 7e circonscription (107 445 inscrits, 37 158 abstention, 70 292 votants, 1931 bulletins blanc et nuls, 68 361 suffrages exprimés), le taux de participation a été supérieur de 1,75 points à celui du département.

Cette élection s'est jouée dans un confetti, François Liberti ayant été réélu avec seulement 828 voix d'avance. C'est peu mais seul le résultat compte. Quant à François Commeinhes, il se doit de ne pas être déçu, lui qui, au cours des élections municipales, avait affirmé qu'il s'en tiendrait à son mandat de maire, qu'en aucun cas, il ne briguerait un mandat parlementaire. De plus, d'apolitique, il a tout d'un coup révélé, qu'en fait, il roulait pour Jacques Chirac en rejoignant l'UMP. Alors, apolitique sincère ou opportuniste à la faveur des présidentielles de mai dernier ? Allons savoir ce qui se passe dans la tête de certains candidats. Une chose est certaine, c'est que la place doit être bonne pour se bousculer ainsi au portillon ! Mais les sirènes de l'argent sont bien tentantes…

Que va-t-il se passer maintenant ? Ben… rien ! Les députés seront toujours aussi peu nombreux dans l'hémicycle, laissant à leur copain le soin d'appuyer sur le bouton voteur. Dans le privé, quand on ne travaille pas un jour, on n'est pas payé. Cette règle devrait être appliquée dans toute sa rigueur aux élus parlementaires qui promettent monts et merveilles : être rémunéré à la présence. Mais cette mesure ferait des mécontents et certains syndicats seraient bien capables de dénoncer cet état de fait.

Une majorité de députés continuera de regarder, du haut de son piédestal, le menu peuple qui devra toujours se dépatouiller avec le minimum ou rien tandis que les riches se rempliront un peu plus les poches avec, notamment, la baisse de l'impôt sur le revenu. Le gouvernement a-t-il prévu une compensation pour ceux qui ne sont pas imposables ? Ben…non ! Enfin, si ! Pomper un peu plus dans le porte-monnaie du contribuable. Bien pourvus, les nantis s'en sortiront toujours.

Katy GOSSELIN