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| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 41 | | |||
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Bagnolet, le 17 juin 2002, COMMUNIQUÉ DE PRESSE José Bové en prison dès le lendemain des législatives: une provocation contre le droit syndical. Au lendemain des élections législatives, la première décision politique du gouvernement est une provocation révoltante: José Bové devra se rendre mercredi matin à la prison de Villeneuve-les-Maguelone (Montpellier) afin d'y purger plusieurs semaines de prison. En frappant d'entrée une figure symbolique du mouvement social, avant même la réunion de la nouvelle chambre des députés, le gouvernement signifie son ambition d'attenter aux libertés syndicales et de stopper la contestation de l'ordre marchand. Trois faits aggravent davantage la portée de cette décision: - 3 ans après l'action «incriminée» (le démontage du chantier du Mac Do de Millau), le conflit qui la motivait entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur l'importation en Europe de viande de boeuf hormonée n'est toujours pas réglé. Plusieurs produits européens sont toujours surtaxés pour l'exportation aux USA, dont le roquefort, et un recours face à l'OMC n'est toujours pas possible pour les paysans concernés. - Les importateurs et fabricants de farines animales, responsables de la contamination des troupeaux bovins par l'ESB, n'ont jamais été poursuivis, malgré une plainte déposée par la Confédération paysanne dès 1996. - Des adhérents de la FNSEA ont, le 15 octobre 2001, saccagé une entreprise et des entrepôts frigorifiques à Fougères (35), occasionnant plus de 10 millions de francs de dégâts. Et voilà que le gouvernement vient de décider que c'est l'Etat qui paiera la facture, personne n'étant poursuivi dans cette affaire. De la part de cet Etat, dont certains des plus hauts représentants sont notoirement corrompus, non seulement il n'y a pas d' «impunité zéro», mais il y a surtout une justice ouvertement conduite à 2 vitesses. La Confédération paysanne appelle tous les citoyennes et citoyens, conscients des menaces signifiées à l'encontre du droit syndical et des libertés publiques, à faire face à l'insécurité que veulent faire régner les nouveaux gouvernants et à se mobiliser pour réclamer la libération de José Bové. Contacts: Nicolas Duntze, au 06.77.74.86.49 et Jean- Emile Sanchez (05.65.61.64.59) |
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