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| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 40 | | |||
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COMMUNIQUE DE PRESSE Daniel VILLANOVA. Pourquoi j'ai annulé ma représentation à Saint-Hippolyte-du-Fort, Gard. La soirée prévue le vendredi 31 Mai 2002 dans une salle municipale de Saint-Hippolyte-du-Fort, avec au programme " La Corde Folle 2 " est annulée. Cette soirée était organisée sous l'égide de la Mairie de Saint-Hippolyte au travers de son service culturel. Le 17 Avril dernier, dans cette commune gardoise, des faits très graves se sont déroulés. Vers dix heures du matin, deux individus notoirement connus et dont l'un serait de notoriété publique un militant actif du Front national, sont entrés au Café du Siècle et ont tenu haut et fort des propos racistes et fascisants à l'adresse des consommateurs marocains du café. S'en prenant ensuite directement à ces derniers, ils ont entonné des chants nazis. Leur but était manifestement de provoquer une bagarre. Quelques minutes plus tard, et alors que la tension était extrême sur le lieu du délit ( les propos racistes et les chants nazis sont interdits par la loi) le premier-adjoint au maire débarque en " shériff ", accompagné de quelques amis des deux jeunes fascistes dûment armés de manches de pioche pour " protéger " leur sortie du café, ceci à la barbe des gendarmes arrivés aussi sur les lieux (cf. l'article de l'Hérault du jour-La Marseillaise du Lundi 22 Avril 2OO2.) Informé de ces faits, j'ai eu une conversation téléphonique à ce sujet avec Monsieur le maire de Saint-Hippolyte. J'avais pris ce contact avec lui pour m'assurer qu'il avait en tant que premier magistrat de la commune, réagi à ces exactions. Or je n'ai eu de sa part qu'une piètre tentative de minimiser cette affaire. Ayant, en ce qui me concerne, toujours et partout condamné le fascisme et le racisme même dans leurs manifestations les plus quotidiennes, je me suis inquiété qu'un maire et son conseil municipal ne condamnent pas officiellement et clairement des provocations fascistes dans leur commune ainsi que l'action de milice d'un premier-adjoint. J'ai donc, soutenu par les régisseurs de ma tournée, demandé par écrit au Maire de me faire connaître sa position avant le lundi 27 Mai. C'est le silence qui nous a répondu. Qui ne dit mot consent ? Voilà la question. En tout cas, ni mon équipe technique ni moi-même n'acceptons d'être les invités d'une municipalité qui n'a visiblement ni le courage ni la volonté de faire barrage aux tenants de la " peste brune ". Honorer ce contrat dans ces conditions serait nous déshonorer. Au public qui avait déjà retenu les places et que nous nous faisions une joie de retrouver, nous donnons rendez-vous dans d'autres lieux à de prochaines dates. Nous invitons artistes et public à rester plus que jamais vigilants et fermes dans la lutte contre l'injustice sociale (en France et dans le monde) et ses corollaires : racisme et fascisme. Daniel VILLANOVA et L'équipe des techniciens
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