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ECONOMIE PORTUAIRE (Par Katy GOSSELIN) L'exploitation du port Le port de Sète est un port d'Etat classé dans les ports d'intérêt national (Marseille est un port autonome). Il est concédé à la Chambre de commerce et d'industrie de Sète - Frontignan - Mèze qui en assure l'exploitation. La concession a d'ailleurs été renouvelée par arrêté ministériel du 9 juillet 2001. Le Service maritime et de navigation du Languedoc-Roussillon (SMNLR), service du ministère de l'Equipement, des transports et du logement, assure, sous l'autorité du préfet de Région, la gestion de l'ensemble du littoral régional dont les 2 ports d'intérêt national : Sète et Port la Nouvelle. A ce titre, le directeur du SMNLR est donc le directeur du port, lequel contrôle son exploitation et assure la tutelle de la concession. Dans ce cadre, il participe à l'élaboration des stratégies de développement et définit les programmes d'investissement avec le concessionnaire. Parallèlement aux travaux d'allongement du quai multivrac, dont l'Etat est le maître d'ouvrage, Le SMNLR a demandé à son concessionnaire - la CCI - d'adapter ses méthodes d'intervention aux fins d'une meilleure exploitation de ces nouveaux investissements et tout en appliquant la loi sur la réduction du temps de travail (RTT) à 35h. L'un des objectifs de l'acte de concession a été la signature (le 11 février 2002) du contrat social, pour faciliter au mieux ce fameux passage aux 35h, en présence des divers partenaires : préfet de Région, président de la CCI, SMNLR, organisations syndicales (patronat, administratifs et opératifs). Le préfet du Languedoc-Roussillon, Daniel Constantin estime : " Tout n'est pas résolu mais une grande étape est franchie. Le port de Sète connaît là un moment important et fort grâce à l'opiniâtreté de tous ". Mise en place d'une nouvelle organisation du travail Depuis 2 ans, de longues et difficiles négociations entre la CCI et les organisations syndicales (en parallèle à des négociations similaires au sein des entreprises de manutention) ont été nécessaires pour arriver à la signature du nouveau contrat social découlant de la mise en œuvre de l'accord national des ports français sur la RTT à 35h. En proposant une organisation basée sur 2 shifts (travail en continu de 6h à 13H et de 13h à 20h) et le maintien d'un shift médian (de 8h à 12H et de 14h à 17h24), synchrone avec les manutentionnaires, le port de Sète devrait atteindre un niveau de fiabilité et de compétitivité inégalé. L'amplitude d'ouverture fixe du port, considérablement élargie (avec en corollaire une réduction du travail optionnel), le port traitera les navires entre 6h et 23h du lundi au vendredi (de 8h et 22h le samedi et de 8h à 19h le dimanche), e jusqu'à 3h pour les navires ne nécessitant pas de grutiers. Ce shift médian renforcera, en fonction des demandes d'exploitation, les matin et/ou après-midi. Toutefois, les dockers insistent : " ". Ainsi, pour les divers partenaires, " ces accords signés seront générateurs de progrès significatifs en terme de qualité du service rendu aux navires par le raccPour nous, le port fonctionne jour et nuit. Les dockers sont opérationnels 24h sur 24 durcissement des délais de déchargement et, par voie de conséquence, des durées d'escales, impliquant une baisse des coûts de passage portuaire. Cette évolution s'inscrit dans une perspective de développement et de modernisation du port de Sète, laquelle doit générer un développement des trafics et la création d'emplois induits. " Cette nouvelle organisation permettra des périodes de fonctionnement de grues de 7h d'affilée (shift du matin), voire 10h (shift d'après-midi), soit une amplitude de travail de 17h, une amélioration des cadences de déchargement du fait du travail en continu. Enfin, le passage à un régime de travail de 3 agents pour 2 grues (excepté pour certaines installations dont la pénibilité du travail est avérée) sera la règle générale. Le gain de productivité devrait être d'environ 5 à 9%. Le président de la CCI de Sète-Frontignan-Mèze met l'accent sur la réalité de la pyramide des âges. Plus de 50% des dockers ont plus de 49 ans. La compétitivité et la sécurité du travail passe donc par la formation de jeunes. Le coût s'élève à 500 000 euros.
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