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Les chiffres de l'activité 2001 2001 s'est achevée, pour le port de Sète, sur une note optimiste. Avec une croissance de 17% sur les 3 derniers mois, le résultat est en hausse de 3,3% par rapport à 2000. Le trafic a franchi le seuil des 4 millions de tonnes. Les importations (3 515 000 T) ont progressé de 4,2% mais les importations (532 000 T) ont chuté de 2,5%. La part des importations dans le trafic total est donc de 86,8%. En vracs liquides, le résultat global est en hausse de 13,5% par rapport à 2000 Les entrées (+ 15,5% qu'en 2000) sont essentiellement constituées d'hydrocarbures (84%) avec 1 470 000 T( + 25,6% qu'en 2000) et de vins (11%). En sorties, les huiles végétales (75% du trafic avec 102 000 T) ont perdu près de 14% par rapport à l'année 2000, les sorties totales ayant chuté de 7%. En vracs solides, le résultat global (515 000 T) a accusé une baisse de 3,4%. A l'importation, la filière industrielle (635 000 T) a perdu 14%. Si le coke de pétrole est resté stable (180 000 T), le charbon (237 000 T) a perdu 29% et la bauxite (200 000 T) 10%. Dans la filière agro-alimentaire, l'importation de tourteaux de (235 000 T (+7,5%) s'est rapprochée de la moyenne des dernières années (242 000 T). Les entrées de graines oléagineuses et les tourteaux en sorties ont été sensiblement au niveau de l'année 2000 avec 160 000 T (moins 2 000 T par rapport à 1995). Les engrais (271 000 T) ont perdu 16% sur une année 2000 particulièrement forte. En marchandises diverses, le résultat 2001 (650 000 T) est en baisse de 6% par rapport à l'année précédente. Les entrées de bois ( représentant 111 000 T soit 26% du trafic de cette catégorie) ont perdu 12% . La pâte à papier (122 000 T à l'import) a perdu 8%. Il s'agit là d'un mauvais résultat avec 22% au dessous de la moyenne 1995-2000. Côté animaux (vivants), les exportations sont descendues à 47 000 T, soit une baisse de 11% par rapport à 2000 mais une hausse de 22% sur la période 1995-2000. Les conteneurs ont continué leur progression avec 181 000 T, soit + 27% sur l'année 2000. Les entrées ont chuté de 31% tandis que les sorties accusent une hausse de 91% . Alors, le port de Sète peut-il répondre aux demandes et travailler comme ses concurrents ? La réponse du président de la CCI est " oui, à condition toutefois de savoir évoluer, de s'adapter aux exigences des clients, gagner des parts de marché par des méthodes plus agressives ". Si le port de Sète est bien placé pour le travail à façon, le souci primordial est d'aller chercher la clientèle. Pourtant, Sète a un atout : son ouverture sur la Méditerranée occidentale (pays du Maghreb notamment). L'essentiel des gains de productivité à attendre du contrat social sera de conforter les acquis (vracs solides, marchandises diverses, hors pâte à papier, bois, le bétail et conteneurs notamment). Le traitement de ces trafics nécessite le recours à une importante main d'œuvre, tant de la CCI pour ses grutiers que des entreprises de manutention pour les dockers. La Région concessionnaire du port ? Avec la loi " Démocratie de proximité " votée le 27 février 2002, publiée au Journal officiel le 28 février 2002, dont le décret d'application est en cours de préparation, les Conseils régionaux deviendront autorité concédante. Toutefois, dans le cas où la région Languedoc-Roussillon appliquerait cette loi, les droits de concession de la CCI se poursuivront jusqu'en 2007. Ensuite, la Région devra lancer des appels d'offres pour la concession du port. Libre alors à la CCI de Sète-Frontignan-Mèze d'y souscrire. Katy GOSSELIN
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