Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 35 |

OPIS

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18/03/02

 

BON VENT A L'EX FLORENZ

Le Florenz, amarré à Sète depuis janvier 2001, a quitté les eaux de l'Ile singulière sous le nouveau nom de TRINITY pour la Grèce, pays de l'armateur qui l'a acheté en février de lui. Ce bateau qui a tant fait parler de lui va bénéficier d'une cure de jouvence et, peut-être, le reverrons nous pour une simple escale. Et certains de s'interroger sur les sort de l'équipage non payé depuis des lustres. Seuls, le commandant de bord et le chef mécanicien, sont encore à Sète. Bénéficiant d'un titre de séjour de 3 mois, ils sont hébergés par un particulier. Le nouvel armateur a déposé le chèque de la vente à la Caisse des dépôts et consignation de Montpellier comme convenu. Mais, pour le collectif des marins et les syndicats, " Les salaires devraient être versés dans un mois, un mois et demi sur les comptes bancaires ouverts en France par chaque marin du Florenz. Tous étaient avertis de la longueur de la procédure ". De plus, à la fin de l'été dernier, les marins encore à bord avaient reçu 2 000 $ à titre d'acompte. Ce délai est dû au fait que, maintenant, la justice doit calculer la répartition des fonds. Ainsi, pas de panique imminente à avoir ! L'avocat, Maître Redon, le collectif des marins et les syndicats veillent pour que la procédure soit respectée. Une réunion est d'ailleurs prévue cette semaine entre le collectif des marins et le syndicat ITF.

GREENPEACE A REMIS CA !

Dans notre dernière édition, nous relations l'action de l'organisation écologiste internationale, Greenpeace, qui avait bloqué un grumier en provenance du Libéria, l'Agia Irène. Le Raimbow varrior II, à quai dans la darse Colbert, a réitéré le 4 mars dernier avec un autre grumier, battant pavillon maltais et arrivant du Libéria. Alors que l'Altémi s'annonçait au large, 7 activistes sont partis à sa rencontre à bord de zodiacs. Sous l'œil des Affaires maritimes et de la gendarmerie maritime, ils ont escaladé le bateau en marche pour vérifier la cargaison et, ainsi, prouver que ce bois provenait bien des forêts anciennes. D'après Greenpeace, le bois était bien " tropical ". Mais contre toute attente, aucune autre action n'a été entreprise. L'Altémi a pu décharger ses billes sans prob lème et le Raimbow warrior II a levé l'ancre le 6 mars pour d'autres missions.

Le directeur des Affaires maritimes de Sète estime : " C'est n'importe quoi d'arraisonner un bateau en marche. Des accidents finiront par arriver. En effet, que peuvent faire des zodiacs contre des bateaux de gros gabarit ? " De plus, ajoute-t-il, " bloquer ainsi un bateau a un coût. " Alors risque pour risque, pourquoi les activistes n'iraient-ils pas carrément s'enchaîner aux arbres des forêts anciennes in situ, c'est à dire dans les pays de provenance ?

Kathy Gosselin

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