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21/01/02
POURQUOI
ET COMMENT NOMMER LES ELEMENTS DU MONDE ?
--
Quelle différence y a t il entre " matière biologique "
et " organisme vivant " ? --
En quoi est il très risqué d'être l'un des embryon dénommé "
surnuméraire " " sans projet parental " ?
--
Comment l'embryon y perd il dignité, essence humaine et statut de
patient ? --
En quoi est ce plus prometteur d'être un organisme " modifié
" plutôt que " manipulé " ? --
Un OGM est il " équivalent " à un non - OGM ?
--
Comment la différence entre une découverte et une invention s'est
elle estompée --
Quelles sont les conséquences pour l'usage technique d'appeler "
simple molécule chimique " le gène, celui ci n'est il réductible
qu'à une simple molécule chimique parmi d'autres ?
--
Existe il une " exception du vivant " qui le différencierait
des autres objets soumis aux lois du commerce international ?
--
Est ce réellement la même chose de dire " résistant "
ou " tolérant " pour parler de la réaction d'une plante
face à un herbicide ?
A
quoi servent ces glissements de sens ?
Qu'est
ce qu'une " matière biologique " ? Y a t il une spécificité
du vivant ? Les
êtres vivants ont toujours ( jusqu'à ces 20 dernières années) été
exclus du domaine de brevetabilité. Notons au passage que les médicaments
ne sont eux mêmes brevetés que depuis une cinquantaines d'années.
Tout
a commencé aux USA, en 1971. Un microbiologiste A.Chakrabarty, met
au point un micro organisme modifié pour absorber le pétrole des
marées noires. Il présente son invention devant le PTO , équivalent
Américain de l'institut national pour la propriété industrielle,
Le PTO refusa la demande puisque la loi Américaine refusait de breveter
les êtres vivants. Chakrabarty fit appel devant la cour des douanes
et des brevets, laquelle déclara que le fait " que les microorganismes
soient des êtres vivants n'a pas de portée juridique. " d'autant
" qu'ils ressemblent davantage à des composés chimiques inanimés,
tels que les réactants, les réactifs, et les catalyseurs, qu'à des
chevaux, des abeilles, des framboises ou des roses. " ! ! Le
PTO suivit la cour dans son jugement. En
France et dans la communauté Européenne c'est l' office européen
des brevets ( OEB) qui décide des brevets sur le vivant en se basant
sur la convention Européenne de 1973 - laquelle ne parlait pas encore
" d'invention biotechnologique "., ce qui est un peu génant
pour asseoir une juridiction de brevetabilité des biotechnologies
! Le
texte de la directive Européenne 98/44, sur les brevets dans le
domaine agricole, réduit le vivant à de la " matière biologique
" afin de contourner l'interdit de breveter un organisme vivant.
Autre
point litigieux dans l'octroi de brevet : ils doivent être des inventions
. Le vivant, que ce soient les gènes ou une autre partie, sont découverts
ils ne sont pas inventés, pourtant des brevets sont accordés sur
des gènes, même non manipulés, sur des organismes, en les rebaptisant
inventions ! Aujourd'hui
la prise de brevets sur des êtres vivants , ou des parties d'être
vivants -en particulier d'êtres humains, tel le gène de prédisposition
au cancer du sein - est devenue possible. Peut
être vaudrait il le coup de s'interroger sur l'interdiction des
années précédentes. Est
ce que le fait d'assimiler animaux, plantes et humains à de la matière
industrielles suffit à lever tous les interdits ?
Qu'est
ce qui rapprochent ' Résistance" et "Tolérance" ?
On
parle de bactérie résistante à un antibiotique pour signifier qu'elle
survit à des doses habituellement létale d'antibiotique , on ne
se préoccupe pas, alors, des effets de ces antibiotiques dans le
corps du patient ou dans le métabolisme de la bactérie.
Sur
le même modèle, le discours qui promotionne les OGM agricoles nomme
des plantes : " résistantes à des insectes nuisibles "
et d'autres " résistantes à des herbicides ".
Cela
est simplifier le problème et fausser la manière de le poser.
Lorsqu'une
bactérie est résistante à un antibiotique on change d'antibiotique
car c'est cette bactérie dont on veut se débarrasser. Lorsqu'on
parle d'OGM résistant à un herbidide , la plante visée à éliminer
ce n'est l'OGM mais les diverses mauvaises herbes qui poussent dans
le champ. Jusque là les quantités d'herbicide déversées dans le
champ étaient limitées par la peur de tuer aussi la plante que l'on
faisait pousser . Maintenant on peut arroser sans précaution - et
donc plus vite, c'est l'intérêt - massivement tout le champ. Ce
sont les mêmes firmes - Monsanto, Novartis …. - qui proposent le
kit herbicide - OGM résistant à ce même herbicide ! ! Ces plantes
résistantes à un herbicide représentent 71% des OGM cultivées dans
le monde ! Ont ils vraiment un intérêt ? Quels en sont les dangers
? Le
danger le plus immédiat est la multiplication - déjà enregistrée
- par 10 à l'hectare des herbicides qui polluent la terre, les nappes
phréatiques et le consommateurs. L'intérêt paraît bien minime face
aux inconvénients ! Les
expériences n'ont pas été menées sur les effets de l'herbicide sur
la plante tolérante qui l'incorpore, à son métabolisme, pas plus
que n'ont été pratiquées les expériences visant à estimer les transferts
de résistances aux mauvaises herbes et forme sauvages de la plante
cultivée. Le
Pr. J.P Berlan, dans son livre " la guerre au vivant "
prévient : " le terme qu'il faudrait employer est celui
de " tolérant " aux herbicides. Parler de résistance a
pour fonction d'éviter les tests longs et coûteux qu'impose la diffusion
d'un nouveau pesticide, et des études de la toxicologie chronique
d'herbicides ingérés à des doses supérieures aux normes des produits
agricoles " 28%
des plantes OGM sont résistantes à des insectes, ou plutôt ce sont
des plantes insecticides. On leur a incorporé un gène de bactérie
-Bt - plus un gène marqueur de résistance à un antibiotique et un
vecteur viral. Le tout produit une molécule qui n'existe pas dans
le complexe insecticide naturel produit par la bactérie prédateur
de la pyrale. " Ici l'expression " résistant "
permet d'introduire sans tests toxicologiques, puisqu'il s'agit
d'une méthode écologique, un traitement nouveau, avec un insecticide
nouveau, à des doses 10 000 ou 100 000 fois supérieures à celles
que l'on utiliserait si l'on traitait. " J.P.Berlan
L'insecticide
Bt employé jusque là dans l'agriculture conventionnelle et l'agriculture
biologique n'avait pas d'effets secondaires.
Au
total 99% des OGM cultivés ont un intérêt mineur, ils sont lancés
sur le marché et brevetés bien avant que les expériences ne confirment
leurs inocuités. La
nouvelle insulte à la mode: T'as une tête de matière biologique
je vais te balancer mon brevet. Pour
suivre l'actualité on pourrait dans le prochain CHICHOIS parler
de la ronde autour du status de l'embryon, .....si vous avez un
avis sur la question contactez le Forum
de discussion du CHICHOIS/ Géronime
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