Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°1|

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- MOMENTO FINIS -

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PREFACE

12 Juin 1325

J'ai trouvé ce manuscrit dans une des cellules de la prison du Temple, à l'époque j'étais jeune et j'avais peur des conséquences que cette découverte aurait pu impliquer. Ma volonté a faire du zèle dans la chasse à l'hérétique se trouva fort ébréchée à la suite de cette lecture. En fait je pense que ma foi s'en trouva bien modifié… Je rend grâce aujourd'hui alors que la vie me quitte, à cet homme que fut Jean de Courbevoy ; lui qui m'a rendu mon humanité et m'a donné l'envie de vivre. JOURNAL DE JEAN DE COURBEVOY

05 avril 1287

J'ai quitté ce matin le château de mon père, ce départ ne s'est point déroulé dans la bonne humeur. Mon envie de rejoindre l'Ordre du Temple ne lui a pas fait plaisir. Je pense qu'il s'attendait a un bon mariage et des enfants de ma part. J'ai eu beau lui expliquer que j'avais ressentit l'appel de Dieu mais rien n'y a fait. Dommage que mère ne soit plus de ce monde je l'aurait bien embrassé avant de partir. Eudes, mon frère a été envoyé chez les moines hier soir après une violente dispute avec père. Je me demande si je vais avoir des ennuis sur la route. Il faut que j'aille a Marseille pour embarquer sur un navire marchand qui m'emmènera en Terre Sainte. Les rares Templiers que j'ai croisé à la cour du duc de Bretagne m'on dit que j'en avait au moins pour trois semaines de traversée….

13 avril 1287

Me suis fait attaquer ce matin alors que j'approchais de Lyon, ces brigands ont dut tâter de mon épée. Pourtant je ne suis pas fier de moi car j'ai dut donner la mort. C'était la première fois et j'en tremble encore de peur. Ce n'est pas le sang qui me dérange mais simplement le hurlement des blessés lorsqu'ils comprennent qu'ils vont mourir. J'ai vingt et un ans et j'ai déjà du sang sur mes mains… Puisse Dieu me pardonner de cette offense à la vie.

20 avril 1287

J'arrive enfin en vue de la ville de Marseille, je suis croté et je sent le cheval à trois lieux mais bon au moins on ne prendra pas pour un de ces jeunes damoiseau. La ville de Marseille est immense, je ne pensait pas qu'une telle cité puisse exister ! Vue de loin cette ville semble imprenable, de plus l'odeur de la Méditerranée me remplit les narines, j'ai l'impression que je suis déjà en Terre Sainte. Il faut que je trouve un navire qui part pour Jaffa.

21 avril 1287

J'ai finalement trouvé un navire, des vénitiens assurent la traversé. Il y a du monde sur le bateau, surtout des pèlerins. J'ai remarqué que certains d'entres eux semblent intéressés plus par les terres cultivables et par l'argent qu'ils peuvent tirer de l'exploitation des indigènes que par la Lumière de Dieu. Il y a un autre chevalier sur le bateau, mais lui ne partage pas mes convictions et semble plus attiré pas les batailles à venir… Il m'a dit que la situation ne s'améliorait guère et que tout le monde se préparait à un énorme affrontement. En me couchant ce soir je revois le visage de ceux que j'ai tué et je frissonne mais je sais que Dieu m'a ordonné de frapper afin que d'autres ne soient point attaqué par ces brigands.

A suivre.... dans le prochain numéro du CHICHOIS…

de Alexandre Denjean

   
   
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