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............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°15| |
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Suite du numéro 14
.......... Notre nombre diminuait de jours en jours, en arrivant ici nous étions environ plus d'un centaine, mais deux ou trois mois après nous devions être environ cinquante. Un jour (je ne sais pas lequel) nous fûmes emmené à l'étage du dessous, les geôliers nous expliquèrent en s'amusant que des nouveaux invités venaient d'arriver et que pour qu'ils croient qu'ils n'allaient point rester longtemps ici, il fallait que nous disparaissions. Ainsi donc nous n'avions aucune chance de nous en sortir. C'est ce que compris Foulque. Je dus le prendre dans mes bras pour le réconforter et l'empêcher de commettre l'irréparable, il avait décidé de se sucider en s'étouffant avec sa langue. Cette idée ne venais pas de lui, trois de nos compagnons avaient quitté ce monde par ce moyen méprisable mais tout à fait compréhensible. Le temps passa et nous devenions de plus en plus faibles et ceux qui ne pouvaient pas s'accrocher à quelque espoir mouraient. Nous commencions à nous chamailler pour un bout de pain jeté sur le sol par un garde, ou pour un bol d'eau laissé là pour nourrir le chien du garde. Nous étions redevenus pire que des bêtes. Foulque et moi étions accroché l'un à l'autre, c'est ce qui nous permettait de tenir encore un peu. Il me raconta qu'il venait de la citée de Montpellier, il me fit jurer que si jamais je m'en sortais, j'irais voir ses parents et leur dirais comment leur fils unique était mort. Il me donna son sceau. Il fut tué une heure plus tard au cours d'une rixe. A sa mort je hurlais de douleur pour cet enfant qui ne devait point mourir de cette façon. Je fus rapidement calmé par les gardes qui en essayant de m'immobiliser me crevèrent un l'œil gauche. Comme celui-ci menaçait de gangrener, ils m'appliquèrent une lame chauffée à blanc sur ma blessure. Je crois avoir perdu conscience. Alors que je devais me rapprocher du royaume de Dieu je vis un visage de femme tout près du mien, j'étais encore tremblant de douleur mais je fis un effort désespéré pour lever la tête. "Alors c'est donc toi, le fier chevalier qui a tué mon fils ?" de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 16
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