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Chichois
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DECIDEMENT
MINIMALISTE !
Pourquoi tant d'agitations
inutiles dans nos vies, les rendant semblables aux grains de poussière
tournoyant dans un rayon de soleil ? Pour quoi, pour qui ?
Ben ! pour la gagner cette
vie, puis pour nous distraire, pour y mettre du luxe…En fin de compte
pour la faciliter - ce qui est vrai.
Pour toutes ces raisons il
faut bien fabriquer, vendre, rénover, renouveler, moderniser, consommer,
jeter, éliminer etc….de plus en plus vite, de plus en plus, pour
être de plus en plus compétitifs…Et puis stocker, conserver
, améliorer ….la viande, les embryons, les informations…
Est ce bien utile ?.
Prenons une des boucles du grand huit de la vie : La façon de nous
nourrir par exemple. Il y a de plus en plus de gens obèses, ils
mangent trop . Par exemple, trop de chocolat.
Alors déjà
il y faut qu'il y ait d'autres gens qui passent leur vie sur les chaînes
de fabrication de chocolats à faire des chocolats rond, carrés,
en forme de père Noèl etc… puis d'autres vont être
chargés de faire maigrir les gros, puis d'autres encore vont essayer
de guérir les gros des maladies secondaire à leur obésité,
lesquels devront travailler pour payer tout ça . Mais miracle on
a presque trouver la manipulation génétique qui va permettre
d'engouffrer des tonnes d'hamburger sans grossir ! Est ce la meilleur voie
? la plus interessante ou la plus simple ?
Pourquoi faut il produire
tout ça ? Pour gagner sa vie, pour " créer des richesses
" dit on ! L'homme a toujours produit largement plus que le simplement
utile, d'accord et heureusement, mais il dépasssait alors la seule
nécessité, il débordait du coté du mythe, du
symbolique, de la transe, de la contemplation, de l'art, de l'œuvre, nous,
nous débordons du coté des objets, des déchets. Est
ce totalement un progrès ? Pas sûr du tout.
Prenons un autre exemple
dans l'alimentation . On s'est aperçu des bienfaits du sojà
et des légumes secs sur les maladies cardio vasculaires et sur la
décalcification. Manque de chance les gens ont diminué leur
consommation de légumes secs par sept en quelques dizaines d'années
et multiplié celle de la viande, du fromage, des graisses animales
et des sucres rapides.De plus en Europe on ne mange pas beaucoup de soja.
Là aussi, la solution va venir de la génétique : on
va manipuler les plantes les plus consommées pour leur faire produire
les molécules bienfaitrices et ne pas changer les habitudes alimentaires
modernes.
Et aussi, pourquoi élever
du bétail dans de mauvaise conditions tant en ce qui concerne les
animaux transformés en machines que pour les éleveurs privés
d'initiatives et de savoir faire, le tout afin d'augmenter
à l'infini la productivité, pour finir par se trouver face
à des stocks de surproduction ingérables. Des millions de
tonnes de viande, de carcasses, de graisses et de lait en trop condamnés
à être détruite par le feu, mais là encore pour
crouler sous les reste de combustion : les farines et aussi les graisses
animales, des millions de tonnes dont on ne sait que faire ?
Et que faire des déchets
nucléaires après la grande fête du tout électricité,
des gaspillage d'énergie ? Pourquoi faut il fabriquer tant de gadgets
?
Nous fabriquons 10 ou 100
fois plus vite , nous avions oublié les 10 ou 100 fois plus de déchets
dont il faudra se débarrasser et trouver des consommateurs
etc…
Travailler pour faire ou
pour défaire, lequel est le mieux ? Et d'abord de quel faire s'agit
il ?
C'est ici, justement, un
travail toujours recommencé comme le ménage, comme tout ce
qui s'occupe des processus vitaux. dont nous sommes submergé au
lieu d'en être libérés ! Le vital, le biologique, la
consommation, le corps, le bobo, le soin, le pipi-caca, le déchet
organique nous occupent plus que jamais. Comme il occupait toute la force
et le temps des esclaves jadis.
Les loisirs même de
" l'animal laborans (homme en tant qu'animal laborieux) ne sont consacrés
qu'à la consommation, et plus on lui laisse de temps, plus ses appétits
deviennent exigeants, insatiables " … " Le danger est qu'une telle
société, éblouiee par l'abondance de sa fécondité,
prise dans le fonctionnement béat d'un processus sans fin, ne soit
plus capable de reconnaître sa futilité - la futilité
d'une vie qui ne se fixe ni ne se réalise en un sujet permanent
qui dure après que son labeur est passé " ( Hannah Arendt,
la condition de l'homme moderne)
Donc décidément
minimaliste sans culpabilité.
Géronime
Glasgow
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