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............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°13| |
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Suite du numéro 10 09 Juillet 1289 Voilà presque deux ans que je croupis dans les prisons de Damas. Je ne peux écrire à nouveau sur mon journal que grâce à la bonté du sultan. Normalement je devrais être mort car les sarrasins ne font pas de prisonniers, du moins lorsque ceux-ci proviennent du Temple. Je ne suis pas la seule exception dans l'histoire, quelques uns de mes frères ont eu ce privilège par le passé. Je vais à présent tenter d'écrire sur ce parchemin les horreurs que j'ai vécu pendant ces longs mois de détention. Alors que la bataille était sur le point de commencer, je levais haut le baucéant et ordonnais à tout mes hommes de charger. Comme je l'ai dit auparavant, nous n'étions point nombreux. Je me souviens que nous devions être environ une cinquantaine tout au plus. Je sortis mon épée ou du moins celle d'Olivier d'Arçon, car je me suis dit sur le moment, qu'il était juste que sa lame tue de l'infidèle en son honneur ; et je chargeais. Je chargeais au mépris de toutes nos règles de bataille dont celle qui stipule que le porteur du baucéant doit éviter à tout prix d'être pris au milieu du combat sans protection. Bien qu'en sous nombre (nous combattions à un contre dix), nous réussîmes à percer l'avant garde ennemi en très peu de temps. Je me battis comme un fou tailladant de tout les cotés et faisant tomber les têtes partout où je passais. Les sarrasins commencèrent à m'éviter mais je les chargeais sans pitié. Nous n'avions aucune chance c'était évident, mais notre seul avantage était que nous n'avions plus rien à perdre. Finalement, une heure après le début du combat nous nous fîmes écraser, de la piétaille se resserra vers moi, limitant mes mouvements, et je compris trop tard ce qu'ils voulaient faire. Ils m'agrippèrent et me jetèrent au sol, puis comme j'étais étourdit par ma chute, ils me maîtrisèrent. Je fut emmené au sultan qui me demanda de rejeter ma religion et de me convertir, je refusais et au moment où il allait donner l'ordre de me trancher la tête, je vis que l'un de ses officiers se penchait vers lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Le sultan hocha la tête et ordonna que l'on me mène à Damas pour y être emprisonné. Je ne sais pas qui est cet homme à qui je doit le vie mais je le remercie aujourd'hui. de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 14
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